Article Trump et le Venezuela : le pétro-impérialisme en marche

Après des mois de “négociations” et surtout de menaces, Trump a bombardé le Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 et “exfiltré” le président Nicolás Maduro qui dirigeait le pays depuis 2013. 

Comment interpréter ce qu’il se passe au Venezuela et ne pas se faire avoir par les éléments de langage ? 

Le pétrole était-il l’unique raison de cette attaque par l’administration Trump ? 

Pour y voir plus clair dans ce chaos géopolitique, cet article revient sur la réalité économique du Venezuela, les conséquences de la gestion désastreuse de Chavez-Maduro, la réalité des réserves de pétrole vénézuéliennes et le pétro-impérialisme Trumpien dont nous n’avons visiblement pas fini d’entendre parler. 

Avant-propos 

Nous aurions pu longuement revenir sur le traitement médiatique de la journée du 3 janvier, où de nombreuses chaines d’info et JT ont partagé la propagande américaine en reprenant mot pour mot leurs éléments de langage. C’était une guerre contre le narcotrafic, une libération, un pas vers la démocratie. Pour certains donc, ce n’était pas un piétinement du droit international, une violation de la charte de l’ONU. L’incohérence de l’argument américain sur le narcotrafic n’a pas non plus été relevée. Si Trump voulait vraiment lutter contre le trafic de drogue, ne devrait-il pas se concentrer d’abord sur le Fentanyl, première cause de décès par overdose dans le pays ? 

Le culot est même allé jusqu’à ne pas mentionner le pétrole, en tout cas jusqu’à ce que Trump finisse par le dire lui même lors de sa déclaration, en prononçant par ailleurs 20 fois le mot. C’était une gentille exfiltration, et pas un kidnapping. Le choix des mots. Les gentils « exfiltrent », les méchants « kidnappent ».

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